Nous voici donc levés dès potron-minet pour faire la mise en place de l’expo avec mon beau père avant la venue du 1er journaliste a 11:00.
Sauf que ça ne s’est pas passé comme nous voulions… et là ou cet épisode 2 devait être consacré à un moment de gloire dans la presse locale, vous allez voir qu’il est plutôt consacré aux « péripéties » qu’il nous est arrivées….
Mon beau père conduisait la fourgonnette dans laquelle était chargé le fauteuil. A à peine 500 m de la maison, je sens qu’il ralentit : je n’ai même pas le temps de poser la question « tu t’arrêtes? », que l’on se retrouve dans le fossé. En glissant, pas de choc: on s’arrête à cause du frottement du plancher sur le sol mais on est à 45 degrés par rapport à la normale. Et là, je le regarde et il ne réagit pas : les yeux grands ouverts, face à la route, les mains crispées sur le volant, il reste stoïque : il a fait un malaise/ une perte de conscience au volant….ensuite ( je vous fais la version raccourcie) Samu/Pompiers, direction l’hôpital de Brest (à 1h de route) où nous avons attendu de ses nouvelles toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi….quand je le revois enfin (vers 16h), il a repris conscience, parle (et même plaisante comme à son habitude) et ne se souvient de strictement rien! Bien sûr il reste en observation à l’hôpital.
Comment vous dire ? à ce moment là, plus vraiment envie de faire l’expo, de regarder passer le Tour de France….et tutti quanti….
Mais, on s’est dit avec ma belle mère qu’il fallait qu’on monte l’expo (dans son « absence de notre monde », mon beau-père avait insisté pour que je prenne les clé de la bibliothèque, alors qu’il ne parlait pas et était « dans son monde » – à essayer de remettre les rayures de ma marinière les unes en face des autres!….Pertubant, très pertubant… ). On devait s’en occuper de cette expo, on avait des housses de coussins à rembourrer et, une fois finies, on les amenées à la bibliothèque, histoire de vérifier aussi que le fauteuil (qui avait été extirpé de la camionnette avant que celle-ci ne soit emmenée par le dépanneur) n’avait pas de bobo… ça nous a permis de nous changer un peu les idées le temps d’une demi-heure…pas beaucoup plus…
Le lendemain, ma belle mère m’a amenée à la bibliothèque avec mon picotin, de sorte qu’elle puisse aller à l’hôpital et y rester tant qu’elle voulait sans se soucier de moi… et ainsi j’ai pu commencer la mise en place de l’expo. Un grand grand merci à Anne, Caroline et Céline (et peut être d’autres dont j’ignore encore la participation) qui avaient déjà beaucoup œuvré mercredi, en descendant la table de la mezzanine pour les ateliers, en poussant certaines armoires, en mettant en place le fauteuil …..et c’est avec un peu de satisfaction (et une efficacité toute relative) que j’ai revu ma belle mère le soir, qui de plus, m’annonçait le retour de mon beau-père le lendemain….ouf!!!!!!!!!!!!!!!
Vendredi, après avoir préparé une belle banderole avec un tissu jaune fluo et du scotch orange, re-direction la bibliothèque, pour la fin de la mise en place (repassage de finition, re-patafixage de choses tombées dans la nuit….) et les 1ers cours d’initiation..
Allez on est presque prêts ! On a foiré la campagne de pub (et surtout les journalistes du Télégramme et de Ouest-France) mais c’est pas grave… car au final : cette expo est montée, les ateliers de vendredi après-midi sont maintenus et surtout…. beau-papa va rentrer et va mieux (même si on ne sait toujours pas ce qu’il a eu)… Que d’émotions!!!
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