Au salon « l’aiguille en fête » de février 2014, ma copine m’avait fortement incitée à prendre des « bobinettes » de 16m de fil de soie, dans des coloris variés. Bien lui en a pris. Forte de mes 3 kits, somme toute rondement menés, je décide donc de me lancer dans ma propre création! Cette décision a été prise lors de mon arrêt forcé pour cause d’aiguille cassée (cf post « mes débuts au glazik : 3 ème kit »). Je n’avais pas toile adéquate, mais cela ne m’a pas arrêté: mon fils avait une fois de plus des trous géants dans un jean, trous que je considérais irréparables (vous n’avez qu’à regarder la photo pour constater combien la situation était désespérée), et donc, au lieu de mettre celui-ci à la poubelle, j’ai consciencieusement décousu une partie de jambe pour mieux en extraire un morceau avec de bonnes proportions pour m’exercer dessus…la toile de jean étant déjà assez rigide, nul besoin de la doubler par un drap de laine…. Et puis : « C’est pour m’entrainer » dis-je. Je n’imaginais pas combien cela était vrai…
J’ai sorti mes plus beaux crayons de couleurs, mon carnet à dessins, et je me suis lancée ! Le motif (pas très original après le « Brochenn », mais bon), le choix des couleurs en fonction des restes de fils et de mes bobinettes, le choix des points pour chaque mous-motif, et le coloriage (on le voit pas, mais il y a même une légende qui dit quels points avec quels symboles, si, si) Et voici l’idée initiale:
C’est là que les choses ont commencé à se compliquer: mais comment diable transfère-t-on ce dessin sur la toile? Mais avec un calque, bien sûr ! Ni une , ni deux, je suis allée piquer un calque dans les affaires scolaires de ma fille : et voilà le travail !
Jusqu’ici, tout va bien. Un crayon transfert blanc pour le textile pour gribouiller l’arrière, pour que mon dessin soit dans le bon sens sur la toile…(et auparavant un « réfléchissement » intensif avant de mettre en oeuvre quand même!)
Et me voilà fin prête à broder, le 12 juillet :
Je mets le tout dans ma « boite à broder transportable » (la boite en fer du 1er kit, qui me fait trop penser aux boites de palets, avec un super décor glazik en plus), avec en plus « le coupe-fil » pour pouvoir broder dans l’avion (encore un truc acheté il y a quelques années et déterré récemment, mais bien pratique quand la terre entière considère que vous êtes un potentiel terroriste avec vos ciseaux à broder)… et Zou, viva espana! Bon, à mon retour de vacances (1 mois plus tard), j’en étais là :
, Comme vous pouvez le constater, on ne voit plus rien du dessin sur la toile : le crayon blanc n’est pas resté, s’est effacé au fur et à mesure que je brodais, ce qui explique mon cercle jaune pas rond, que j’ai essayé de rattraper tant bien que mal avec le vert turquoise (mais j’ai pas franchement rattrapé le coup)…Le motif en point de reprise est complètement tordu également… Bref : c’est pas vraiment conforme à ce que ça devait être…. Et puis surtout, la nécessité d’une totale impro pour la suite ! Un petit tour en Bretagne pour le 15 août : nous avons assisté à une journée au « Festival du Menez-Hom » à Plomodiern : j’étais comme folle devant les broderies des différents costumes qui passaient sous mes yeux… Cela m’a ravigoté pour tenter de finir ce machin : un petit peu de perles pour faire illusion
Maintenant, je ne sais pas trop quoi en faire : il n’est pas suffisamment joli et réussi pour l’encadrer…surtout à coté de mes premiers kits. Peut-etre un porte aiguille, même si c’est un truc dont je ne me sers jamais : mais si je regroupe tout dans une boule, on verra peut-être un peu moins les défauts de géométrie… A suivre. Mais c’est tout de même ma première création Glazik …..


