En 1993, date de mon entrée aux Arts et Métiers d’Angers, je brodais déjà. La preuve en photo : j’avais brodé mon surnom sur ma blouse grise, en police gothique et selon les règles de prononciation adéquates….

Moulte de mes petits camarades ont une petite dédicace brodée sur la leur. Y compris celui qui deviendra mon époux 😁.
De Gadz’art à Artisan d’art, il y a eu quelques pas, patiemment acquis, comme une broderie sur laquelle on avance petit à petit.
Autodidacte en broderie, j’ai commencé dans l’arrière boutique du magasin de tissus de ma grand mère, en remplissant des motifs de dentelle avec du fil coloré. Puis, j’ai appris à broder des napperons pré-imprimés avec des points simples, point avant, passé plat et point de feston essentiellement avec ma grand mère.

Mes compétences brodesque en étaient là quand je suis entrée aux Arts et Métiers. En stage de 3ème année (1996) à la SAGEM, j’ai découvert le point de croix, ses diagrammes à s’en arracher les yeux et ses couleurs imposées. Oui, mais bon, j’ai tenté, persévéré mais c’etait pas ma tasse de thé. Je dois avoir 2 ou 3 en cours en point de croix, dont une couverture de naissance pour ma fille (2002), que je finirai peut être pour un de mes futurs hypothétiques petits-enfants : je sais parfaitement où elle est, avec ses diagrammes et ses fils consciensieument rangés sur leur carte de fils.

Entre 1996 et 2002
Après quelques années « à vide » – certainement trop occupée avec ma progéniture, mon boulot d’ingénieur / Marketeuse dans l’automobile, et ma famille, je m’exerçais à différents loisirs créatifs (dont les bijoux en perles et dont les stocks de perles inutilisées représentent des trésors à présent que je les redécouvre) et traînais régulièrement dans les salons de loisirs créatifs. C’est ainsi que j’ai acheté un kit glazik (« mes debuts au glazik : 2eme kit ») que je n’ai ouvert que bien des années après.
Puis, j’ai commencé à me lancer dans le Glazik : d’abord en auto-didacte, puis en prenant des cours à l’école de broderie Pascal Jaouen.





Puis des cours à droite, à gauche pour apprendre de nouvelles techniques (Carole Magne et mon initiation laborieuse au Luneville, Le Bégonia d’or et la broderie or, Nicolas Jarvis in English in the text, Hélène Le Berre, Royal School of Needlework et l’or nué,…)





Et de projets en projets, envie d’en savoir plus, de savoir-faire plus….La broderie a pris une place de plus en plus importante dans ma vie : toutes mes RTT y passaient, mes loisirs aussi…Et j’ai découvert également l’Histoire de la Broderie
Jusqu’au jour où, j’ai découvert qu’il existait un CAP broderie main, inaccessible pour moi qui ne maîtrisait toujours pas cette technique du crochet de Luneville, qui représente environ 80% de l’épreuve appliquée.
Quand j’ai commencé à songer à me reconvertir, avec un projet relatif à la Broderie et à l’Histoire de la Broderie, je n’avais pas l’ambition de passer le CAP, mais on m’a persuadée qu’il fallait le faire (cf article « Bref, j’ai passé mon CAP« ). Et ça valait le coup !

Maintenant, je peux afficher ma qualité de Gadz’art (je le suis et le serai toujours) Artisan d’Art.
(Et en plus, ça rime 😂😂😂.)
Ne vous étonnez donc pas du développement d’une gamme d’articles spécial « Gadz’Arts ». Faits mains, avec des matériaux de qualité, avec un savoir-faire d’exception et affichant des thèmes qui tiennent à coeur aux Gadz’arts.

J’aurai l’honneur et le privilège d’être présente à l’hôtel d’Iéna, siège de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers pour le Grand Gala du 14 Mars 2026, en compagnie d’autres Gadz’Artisans l’après-midi. Nous y présenterons nos savoir-faire….
D’ici là, je sens que mon métier à broder va chauffer…..



Coyote
Beau site, Madame l’archie!
Tuttle
Bravo Dominique
Du talent au bout des doigts.
Bises Fraternelles